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Archives News 2009-2010
Un peu de technique...

Sur cette page, je vais essayer de faire un petit compte rendu au km des courses de vélos couchés auxquelles je participe. Avec en dernier l'épreuve la plus récente, comme dans les news :

 

19-22 août 2004 Championnats d'Europe de VPH à Telfs Autriche

J'ai une médaille d'argent aux championnats d'Europe !!!

 

Bien que l'événement co-organisé par Future-Bike (l'association Suisse de VPH) m'intéressait, et qu'il m'avait été recommandé, je ne comptais pas m'y rendre, à cause d'un manque de préparation physique, et un vélo de course laissé au garage depuis la Classique Genevoise du 20 juin dernier. Je ne m'étais donc pas inscrit, et finalement ce n'est qu'à la suite de l'insistance de Charles Henri qui m'a proposé gentiment de m'emmener depuis Zürich à Telfs avec son minibus, je me suis décidé.

Et bien m'en a pris, puisque je garde un excellent souvenir du week-end.

L'hébergement sous une très grande tente avec de sanitaires tout neufs était agréable, même si pas idéal pour bien dormir. Mais c'était gratuit et très sympa et le village de Telfs ainsi que ces alentours sont assez charmants.

 

Courses très variées :

- 1 course de côte de 7 km avec 650 m de dénivelé, soit 9,3% de moyenne incluant 2 km à 11%

- 1 sprint de 200m départ lancé

- 1 contre la montre individuel pratiquement plat de 10 km

- 1 course en ligne sur un circuit vallonné de 20 km à parcourir 4 fois

 

Organisation sans faille :

Une organisation sans faille avec des motards de la police, et de nombreux commissaires aux carrefours durant la course en ligne. Des remises de prix digne de ce nom avec un excellent speaker qui, il faut quand même le dire ne parlait malheureusement que l'allemand.

 

Présentations diverses :

Le speaker ne s'est pas contenté d'appeler les meilleurs sur le podium. Il s'est aussi livré à d'intéressantes présentations, notamment :

Serge et Albert Moors :

Les constructeur belges (père et fils) de Cobrabike ont put présenter leur production et s'expliquer sur leurs excellents résultats lors de ces championnats d'Europe.+ d'info :  http://users.skynet.be/cobrabikes

Jimmy Bijloos en action sur son cobra

 

Rosemarie Bühler :

Rosemarie Bühler passe la ligne !

Rosemarie Bühler a pu nous dire en quelques mots comment une femme peut rouler une heure à 73,4 km/h à vélo. (+ d'infos dans la section "news" du site)

 

Jürg Birkenstock :

Jürg Birkenstock à l'arrivée !

Puis l'ancien champion du monde et constructeur suisse réputé de vélos couchés Jürg Birkenstock s'est exprimé sur une chose très intéressante : Cette année, il manquait d'entraînement à cause d'un surcroît de travail du à une commande très spéciale : Il a du, au cours du printemps et du début de l'été, réaliser la construction des vélos de contre la montre de l'équipe Phonak. Et bien lui en a pris, car Tyler Hammilton a gagné la médaille d'or du contre la montre aux JO d'Athène sur un de ces vélos, juste avant le début des championnats d'Europe à Telfs. Jürg et sa future femme Regula ont présenté un exemplaire de ce cadre carbone assez spécial. Il est tout à fait réjouissant qu'un constructeur de vélos couchés soit choisi pour la réalisation de ces vélos de contre la montre. Même si ce n'est pas la première fois que les vélo couchistes aident les vélos traditionnels en compétition. En tout cas, c'est une sacrée reconnaissance. + d'info sur www.speedbikes.ch 

 

Helmut Lechner :

Helmut Lechner : Du ski au vélo couché il n'y a qu'un pas...

Helmut Lechner un débutant Autrichien qui n'avait jamais fait de vélo auparavant (il vient du monde du ski de descente) a aussi été interviewé, et il sera sans doute un sacré client pour Cyclevision 2005 sur son M5 Carbon low-racer. Et c'est vraiment bien que deux locaux gagnent des médaille d'or lors de ces championnats d'Europe: (Johann Pfeiffer qui gagne la course de côte est également autrichien).

 

Des machines fort différentes qui gagnent :

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Très nombreuses machines performantes (photo Hans Wessel)

Ce qu'il y avait aussi de très intéressant est que les médailles ont été distribuées à des gens qui roulaient sur des machines fort différentes. Des protos, des très petites série artisanales, et des vélos de "grande" séries se sont partagés les lauriers. Ainsi, on a retrouvé sur les podium une profusion de marques avec notamment : Un proto en acier sans nom ultra-low à la finition douteuse (celui de Eric Beaten),des Cobra, des Razz-Fazz, des M5, un Velokraft, des Merlin, des Challenge, des Birk, un tandem tricycle Greenspeed, un Optima, et j'en oublie sûrement…

 

 

Les faits marquants du week-end (subjectivement, et non exhaustifs) :

Course de côte :

 

L'autrichien Johann Pfeiffer gagne la course de côte sur son Velokraft VK2

Un vélo couché, ça peut très bien grimper… Et vite en plus… Le meilleur à ce petit jeux fut l'Autrichien Johann Pfeiffer qui termine en 28 minutes 32 secondes. Soit 15,6 km/h de moyenne et une vitesse ascensionnelle de 1400 mètres à l'heure. Un temps excellent pour un amateur, puisqu'une telle cadence lui aurait tout simplement permis de finir dans les temps au contre-la montre de l'Alpe d'Huez au tour de France 2004. Pour mémoire, lors de ce contre la montre, Amstrong montait à 1770 m/h, soit 22,0 km/h de moyenne sur une pente moyenne de 7.9% (source : http://www.letour.fr/2004/fr/index.html ). Johann Pfeiffer est tout de même précédé de presqu'une minute par l'allemand Bernard Böhler sur un vélo de course ordinaire. L'allemand a du reste par la suite gagné toutes les autres épreuves en catégorie tout caréné à bord de son prototype SL1, à l'exception du sprint enlevé par le Suisse Vinz Burgherr à bord de son Birk "Blue tuna".

Personnellement, j'ai bien tenté la grimpette, mais le 39/27 et ma roue motrice de 700 étaient bien trop long pour me permettre de traîner ma carcasse et mon vélo jusqu'à l'arrivée. J'ai abdiqué à l'agonie au bout de 2 km. Peu avant Thomas Schott avait fait de même. Et dégoûtés, nous sommes redescendus tous deux en trombe jusqu'à la boulangerie du village pour se consoler en dégustant d'excellents escargots aux noisettes.

 

 

Sprint 200 m lancé :

Pour moi, ces 200 mètres sont synonyme de 1ère médaille au championnat d'Europe... (celle-ci est en or, la mienne est identique, mais en argent)

Par un temps mitigé (pluie intermittente) et sur une piste non propice aux records (2 m d'élévation totale entre le point de départ de la phase d'accélération et l'arrivée), ces sprints se sont pourtant bien déroulés, et grâce à un assez bon timing, je me classe deuxième des partiellement carénés sur mon bon vieux M5 low-racer Acier, et 4e au scratch sur 70 concurrents.

Votre serviteur, Juste après les sprints... (photo Sabine Sonderegger)

 

Un résultat inespéré, au vu des nombreux sprinters de qualité présents ce jour là, avec notamment le champion du monde 2003 Hans Wessel qui avait troqué son Quest pour un Jester avec pointe Razz-Fazz et qui fini 3e à 3 centièmes derrière moi… Le vainqueur Eric Beaten a une avance de 18 centièmes sur moi et roulait sur le proto ultra-low en acier à Stan Van Dieter, absent pour cause d'histoire d'amour à ce qui paraît…

Encore une anecdote sympa sur ces sprints : Alors que nous attendions au départ de partir un à un, j'avais posé mon low-racer dans l'herbe sur le côté de sa pointe arrière. Et quelques minutes avant mon départ, Serge Moors avec qui je discutait enlève quelquechose de petit et collé sur ma pointe : C'était un escargot minuscule qui devait se trouver dans l'herbe mouillée… Commentaire de Serge Moors : "J'espère que ce n'est pas ta mascotte"…

 

Contre la montre individuel de 10 km :

Helmut Lechner : Le colosse autrichien n'a laissé aucune chance aux autres dans le contre la montre de 10 km. A l'arrière plan un autre autrichien sur un Kingcycle à l'esthétique... originale...

 

Juste après les sprints, nous sommes partis en convoi pour le départ du contre la montre. Un parcours quasi plat, avec juste deux léger faux plats montants sur la fin, et un long faux plat descendant dans le village de Telfs jusqu'à l'arrivée qui était en fait la même que celle des sprints, mais qu'on rejoignait en sens inverse. La traversée du village et la ligne d'arrivée étaient donc franchis plein pot (55 km/h pour moi), ce qui était fort impressionnant pour les spectateurs.

Pour ce contre-la-montre, le temps était toujours aussi mitigé, et le soleil jouait à cache cache avec les nuages et la pluie. Les derniers concurrents qui patientaient au départ furent même gratifiés d'un très bel arc-en-ciel qui a duré un bon quart d'heure. Les résultats ont été à priori exceptionnels, avec notamment un temps de 9 minutes 41 secondes pour l'Autrichien et débutant Helmut Lechner sur M5 Carbon low-racer. Soit une moyenne de 62 km/h… Ce qui paraissait ahurissant… Puisque tout simplement plus rapide que les sprints de 200 mètres. Finalement, 3 jours après la course, le verdict tombait : un problème de chronométrage du à une chute d'un concurrent avait enlevé une minutes à tous les concurrent après le numéro 42 (dont je faisais partie). Helmut Lechner reste 1er des partiellement carénés mais sa moyenne descend à 56,2 km/h pour un temps de 10 minutes 41 secondes. Un très bon chrono tout de même.

A noter que dès l'arrivée du contre la montre, j'étais assez sceptique vis à vis de mon chrono, car mon compteur me donnait une moyenne de 49.8 km/h alors que le calcul me créditait d'un fabuleux 54 km/h de moyenne… Finalement, pour moi, la réalité, c'est 49.5 km/h de moyenne, soit 12 min et 7 secondes sur mon low-racer à pointe. Rosemarie Bühler est 15 secondes derrière, et Vincent Pfister me prend 24 secondes avec un Baron X-low sans pointe; Charles Henry (champion Suisse 2002) me met une minute, et Helmut Lechner 1 minute 25. Le podium des partiellement caréné est donc formé de Helmut Lechner (M5 carbon low-racer), Eric Beaten (proto ultra-low 20/20 à pointe) et Charles Henri. (Birk Comet).

 

Dimanche 22 août : Course 80 km en ligne :

Eric Beaten l'emporte sur son proto acier de 20 kg... Les bricoleurs ont de l'avenir...

Le soleil est de retour, le paysage est magnifique et c'est dans un écrin de verdure que la course se déroule. Mon état de forme est au plus bas, je n'ai pas dormi depuis 3 nuits. J'avais même songé ne pas partir pour pouvoir prendre de belles images video. Mais finalement, j'ai pu confier le rôle du caméraman au fils aîné de Vincent Pfister qui s'en est bien acquitté étant donné sa totale inexpérience en la matière. Merci beaucoup Mathieu ! Et j'ai pu tiré des photos sympa de la bande vidéo, avec une qualité pas très haute il est vrai (0.8 megapixel), mais suffisante pour le site. (L'intérêt de repiquer les images d'une bande video est que ça permet de choisir l'instant intéressant en faisant avancer une à une les images).

Je suis donc parti pour cette galère de 80 km assez vite au départ, pour finalement abdiquer très rapidement, vu le train d'enfer imposé par Helmut Lechner et consort… Vincent Pfister qui avait pris ma roue en pensant que j'allais suivre la tête de la course a du me doubler et sprinter comme un fou pour revenir sur les furieux de devant. Peu après, j'ai roulé avec les Birk de Rosemarie Bühler et Edgar Von Balmoos durant la première portion plane de 10 km, à un rythme de 45 km/h environ. Puis, dès la première côte, j'ai rapidement été fixé. Je ne suivrais pas Rosemarie ce jour… Je me suis donc fait rejoindre par Elen Van Vugt (ancienne recordwoman de l'heure) sur un Challenge Taïfun à pointe Optima et par un autre concurrent en M5 low-race acier sans pointe. Nous avons roulé de concert pendant presque tout le reste de la course.

J'ai roulé 70 km avec Elen Van Vugt...

Le Low-racer acier jaune avait bien tenté de nous fausser compagnie en attaquant dans la côte, mais nous sommes revenu sur lui en fin de course, doublant d'ailleurs encore un autre M5 low-racer acier bleu-marine qui avait roulé lui avec le groupe de Rosemarie Bühler et explosé sur la fin. Le groupe Rosemarie Bühler a donc fini éclaté à 2-5 minutes devant Elen et moi.

A noter que vers la fin du 4e tour, j''ai apperçu la silouhette bien distincte de la pointe arrière bleue du Birk à Rosemarie Bühler. Alors j'ai crié à Elen : He c'est Rosemarie !!! Alors Elen a mis les gaz et nous avons rattrapé la pointe du Birk… Mais fausse alerte, il s'agissait en fait de l'ancienne pointe à Rosemarie Bühler, montée sur le Nöll de Luzia Niederberger à qui nous avons mis un tour…

Rosemarie (à droite) et sa doublure Luzia dans le film : "Les malheurs d'Elen" (photo Sabine Sonderegger)

 

 Ce n'était bel et bien pas ce jour là que Elen Van Vugt allait pouvoir battre Rosemarie, qui à 46 ans vient juste de lui reprendre de manière fracassante le record du monde de l'heure (5 km de plus, ça frise l'humiliation) et qui, lors de ces championnat du monde a tout simplement tout gagné, et laissé que des miettes à Elen qui d'habitude, la battait au moins au sprint.

 

Vincent Pfister le doigt pointé vers le ciel après avoir réglé le sprint, il s'adjuge la médaille de Bronze en non-carénés au nez et à la barbe du Hollandais Hayco Moral

 

Ambiance excellente et absence de stress :

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Du bon vin autrichien pour le couple parisien de choc sur Tandem Greenspeed

A part les courses, la chose très appréciable de ces championnats d'Europe était l'absence de Stress due à un programme pas trop chargé (comme à Cyclevision par exemple), et la disponibilité pour discuter le matin avec des gens et pour découvrir les montures des participants. J'ai particulièrement apprécié la rencontre avec Julius et sa femme (dont je ne me rappelle plus le prénom) sur leur tandem Greenspeed qui arrivait à vélo depuis Budapest. J'ai aussi bien pu discuter avec Gerrit (que je connaissait grâce au forum BROL) et j'ai pu faire la connaissance de Serge Moors (de Cobrabike) fort sympatique. Et j'ai aussi pu essayer les tricycles Stein (fabriqués en Serbie). Et surtout le tandem Greensped de Julius, qui en plus était équipé avec les même pédales speedplay frog que mon low-racer.

Nouveautés techniques :

La nouvelle pointe Flux ici sur le Razz-Fazz à Denis Mario Ahrens

Côté nouveautés, la pointe Flux semble assez efficace, puisque Andreas Seilinger m'a battu de 3 secondes (Low-racer Flux à pointe Flux) dans le contre la montre de 10 km, alors que je lui avait mis un tour (2.8 km) sur l'heure à Cyclevision en juin dernier alors qu'il roulait avec le même vélo, mais sans pointe. A noter que cette pointe Flux a été aussi choisie par Denis Ahrens pour son Razz-Fazz, et qu'il a fini 2e des 80 km en partiellement caréné pour quelques mètres seulement derrière Eric Beaten et que, à ce qui paraît, il rattrapait le belge dans la descente, étant simplement incapable de lui résister dans le sprint final.

 

Catégories :

Autre nouveautés mais du côté des règlements : Une catégorie sans pointe arrière qui a séduit de nombreux concurrents, notamment Thomas Schott qui pourtant a toujours dit que sa pointe était comme un turbo pour son Razz-Fazz. Mais aussi Vincent Pfister, Serge Moors etc… De fait, rouler sans pointe dans la course en ligne ne semble pas avoir été un réel désavantage, puisqu'on peut profiter de l'aspiration, et bénéficier de plus de légèreté en côte. Seule la longue descente pouvait avantager clairement les pointes arrière. Et notamment les poids lourds comme moi qui atteignaient 85 km/h.

Thomas Schott utilise sa pointe arrière... devant lui... Il l'a revendue à Hans Wessel et s'abrite derrière... Mais Thomas en petite forme abandonnera avant la fin des 80 km...

 

A ce propos, des discussions sur d'éventuels changements dans les catégories vont être entreprises prochainement à l'IHPVA. Avec deux grandes questions : Faut-il séparer les catégories non-carénés et partiellement carénés (pointe arrière), faut il considérer cette catégorie créée à Cyclevision qui permet au partiellement carénés d'avoir une pointe arrière et un nez /bulle à l'avant, mais rien entre les deux… Mais tout ceci est un autre débat, que je ne manquerai pas d'aborder en temps venu en jouant ainsi mon rôle de représentant Suisse au sein de l'IHPVA.

 

Autres photos :

http://www.futurebike.ch/em2004/index.php?tpl=bilder

http://www.ligfiets.be/html/start.php?taal=nl&selectie=evenementen2004

 

Résultats complets :

 http://www.futurebike.ch/em2004/index.php?tpl=resultate04

 

Salut !

Marc TAUSS 8 septembre 2004

 

 

 

 

20 juin 2004 : Classique Genevoise

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Comme chaque année depuis 7 ans, cette épreuve voit les meilleures cyclistes amateurs de la région s'affronter sur les routes vallonnées de la campagne genevoise.

En 2003, pour la première fois, nous étions venus en force avec 25 vélos couchés pour tenter de mater les quelques 400 cyclistes présents. (Je vous livre quelques lignes plus bas mon compte rendu de l'an dernier, alors que ce site n'existait pas encore).

Pour ce qui est de l'édition 2004, les deux meilleurs de l'équipe M5 et qui s'étaient classés 1er et 2e l'an passé n'ont pas pu nous rejoindre. A rajouter encore à la liste des grands absents cette année Vincent Pfister, le 5e et dernier vélos couché à avoir fait mieux que les vélos droits en 2003.

Nous étions donc cette fois-ci un peu moins bien armés, avec seulement 18 participants, et un niveau global moins élevés. Par ailleurs, suite à notre performance remarquée de l'an dernier, les organisateurs nous ont fait partir en tête de peloton avec 5 minutes d'avance au départ. Ce qui rendait plus difficile (voir impossible) aux meilleures d'entre nous de se situer exactement par rapport aux meilleures cyclistes traditionnels.

En ce qui concerne les résultats, c'est donc comme prévus moins bon que l'an passé, avec un seul vélo couché qui est parvenu à faire mieux que les vélos droits : il s'agit de Walter Berger (Merlin carbone de 8,5 kg pointe comprise). Le Bernois multiple champion du monde a montré que sur un tel tracé il pouvait battre presque n'importe qui. Il laisse le meilleur vélo traditionnel à 4 minutes en faisant claquer un joli 1h54 pour couvrir les 80 km (moyenne 41.9 km/h). Viennent ensuite Charles Henri et Thomas Schott à quelques minutes. Les résultats complets sont visibles sur www.classiquegenevoise.ch .

Mon impression personnelle de la course : J'appréhendais beaucoup le tracé étant donné ma très médiocre performance de l'an passé. Et je n'avais plus posé mes fesses sur mon low-racer depuis Cyclevision (2 semaines plus tôt). Et étonnamment, ça s'est plutôt bien passé, puisque j'améliore mon chrono 2003 de 20 minutes, et laisse derrière moi quelques coureur qui étaient devant en 2003.  Il est sûr que la grisaille et la fraîcheur de 2004 m'ont bien mieux convenu que la canicule de 2003. Je suis parti moins fort, en laissant partir quelques gars que je ne comptait pas revoir, et dans le quatrième tours, miracle, j'ai rattrappé dans l'ordre : Vinz Burgherr (Birk sans pointe), Heinz Alder (Merlin sans pointe), Michaël Döhrbeck (Lightning F40), et Edgar Von Balmoos… (Birk Comet avec pointe). Globalement, ce n'est donc pas si mal, même si en regard des performances des vélos droits sur cette distance, je ne me classerais pas mieux que 44e sur 46 avec mes 2h17 minutes pour 80 km à 34,8 km/h de moyenne.

Un petit mot sur les pourquoi de cette médiocre performance, alors qu'il semble relativement aisé de doubler n'importe quel cycliste à l'entrainement sur le plat. En réalité, j'y vois plusieurs raisons : 1) le niveau sportif supérieur (Jalabert n'est que 15e...) 2) l'effet pelotton dont ne profite pas les vélos couché (j'ai roulé tout seul durant toute la course) 3) le tracé pas vraiment favorable, notamment à cause de la descente de Russin qui, avec ces deux lacets ne permet pas de gagner la moindre seconde sur cette portion, alors qu'entre Bernex et Verbois, dans la longue descente très roulante, on roule facilement 10-15 km plus vite que les pelottons de cyclistes sur 3,5 km. 3) Les quelques côtes assez raides sont tout de même favorables aux vélos classiques. Surtout pour ceux, comme moi qui roulent sur des machine de 15 kg.

Un petit mot sur la seule modif technique que j'avais apportée entre 2003 et 2004 : Le Pédalier Synertech (idem Rotor). Et bien je suis assez convaincu que cet accessoire m'a aussi permis une certaine amélioration. Surtout en côte.

Sur le site de la classique genevoise, la seule photo de vélo couché pour l'édition 2004 est celle de Gérald KLOOS sur son T-bone dans l'ascension de la côte de Verbois

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Mais le vainqueur, c'est bien lui : Walter Berger (photographié 2 semaines plus tôt à Cyclevision)

A noter encore l'article de la Tribune de Genève qui parle bien cette fois des vélos couchés, alors qu'elle nous avait formidablement ignoré dans son compte rendu de l'édition 2003. L'article est lisible sur :

 Article Tribune de Genève Classique Genevoise 2004

 


 

5-6 juin 2004 : Cyclevision

 

Cette année, à Lelystad, en Hollande, le traditionnel rendez-vous des courses de vélos couchés du début du mois de juin s'est approprié le titre de championnat du monde des VPH.

 

Par rapport à l'an dernier, peu de changement. Si ce n'est une tente d'exposition fort mal placée, et un nouveau règlement des catégories : Désormais, il n'y a plus de catégorie sans carénages, mais il avait été rajouté une catégorie "fast comuter" ou en français "pendulaire rapide" qui permet d'avoir un carénage avant et un carénage arrière, avec cependant rien entre deux. Un peu sur le principe de l'ancien Kingcycle (photo).

Dans les faits, cette catégorie n'a été que très peu suivie, et à part les vélos entièrement carénés et les tandems, la configuration la plus rapide semble rester le low-racer pourvu d'une pointe arrière.

En ce qui concerne les résultats : Aucun record n'a été battus. Les conditions météos ne s'y prétaient guère... Le meilleur carréné complet dans l'heure ne dépasse pas 65 km (mais M5 n'a pas pu faire rouler son carénage qui aurait normalement quand même facilement pu atteindre 70 km, même dans ces mauvaises conditions) La raison principale de cette absence : Un manque de jarrets disponibles, suite à des chutes de dernières minutes. Et surtout, Bram a préféré prendre le départ sur son tout nouveau et splendide tandem dos à dos carbone. Bien lui en a pris, car ce tandem a tout de suite largué nettement la concurrence en tapant 52.3 km avec Bram Moens et Bjorn Frank comme motorisation. Un succès remarquable pour une première sortie qui fait du "Double D" l'engin le plus rapide en catégorie partiellement caréné sur une heure.

Plus d'info et d'images du tandem "double D"  007 sur le site M5 officiel :

 

http://www.m5-ligfietsen.com/main.php?sNewLang=GB

 

En ce qui concerne mes objectifs personnels, je visais 45 km dans l'heure, et mon compteur indiquait 45,7... Les résultats officiels me créditent de 44,958 km... damned... Raté pour 42 mètres... Sinon, malgré mon surpoids qui ne s'arrange pas, je reste pas mauvais au sprint, avec une bonne 6e place sur plus de 80 participants à la drag race (400 m départ arrêté)... Avec 12kg de moins et un vélo en carbone, je pourrais viser la victoire... Mais comme on dit, avec des "si" on met Paris en bouteille... Globalement, je ne suis tout de même pas mécontent du déplacement en Hollande, et j'espère encore améliorer un peu en 2005.

Plus d'infos en anglais sur Cyclevision 2004 : http://www.ligfiets.net/cyclevision/

Résultats complets des courses de Cyclevision : http://www.ligfiets.net/wedstrijden/

Liens vers des sites qui proposent parfois des milliers de de photos de cyclevision 2004 :

http://www.ligfiets.net/nieuws/bericht.php3?id=1067&volledig=1

 


 

21 juin 2003 : Classique Genevoise

L'homme du Jour : Werner de Hammer dans le dernier virage de la côte de Verbois. Il a mené l'épreuve de bout en bout :

Après vous avoir transmis en vitesse un message d'indignation que j'ai envoyé à la Tribune de Genève par rapport à la venue des bents à la classique Genevoise qui n'a même pas été mentionnée dans leur article en dépit de leur performances extraordinaires, voici un compte-rendu un peu plus complet : 5 vélos couchés aux 5 premières places au scratch. Le premier, Werner de Hammer sur M5 Carbon low-racer a mis 9 minutes au premier vélo traditionnel, dans un temps de 1h49min et 47 secondes (nouveau record de la piste) pour les 80 km parsemés de collines casse-pattes. Soit une moyenne de 43.72 km/h. Les autres Bents qui finissent devant les meilleurs vélos de course sont : 2e Seppe Hoozgad sur M5 low-racer acier (2e en 1h54 min 45 secondes); Thomas Schott sur Razz Fazz (3e en 1h57 min 15 secondes); Charles Henry sur Birk Comet (4e en 1h57min 46 secondes), Vincent PFISTER sur Optima Baron X-low (5e en 1h 58min et 45 secondes) qui se paie le luxe de coiffer au poteau le meilleur vélo droit au sprint et en montée...

Ci-dessous, le deuxième Seppe Hoozgad sur un M5 low-racer acier également dans la côte de Verbois sout un autre angle :

Pour les autres temps, et prochainement pour des photos, allez donc voir sur le site www.classiquegenevoise.ch Les résultats des bents sont en 11e pages dans la catégorie "Futurebike". On devrait aussi trouver prochainement les résultats et des photos sur le site www.futurebike.ch

Sinon, ce fut un week-end bien agréable : Le samedi soir, l'équipe des Suisse-Allemands n'a pas mangé avec nous, car ils étaient trop fatigués pour descendre en ville en voiture, et préféraient rester dans le bistro du Village de Dardagny. Nous avions prévu de les y rejoindre, mais le bistro n'avait plus de place pour tout le monde...Nous sommes donc reparti avec une dizaine de lascards : le team M5 (Werner de Hammer, Seppe Hoozgad, Ronald Heyrequers), Thomas Schott, Vincent Pfister et son fils, Marc Lesourd, Gérard Kloos, Laïla (ma femme) et moi...

Discussions techniques endiablées... Efficacité des pointes arrière... Efficacité en montée... A ce propos, Thomas Schott a roulé avec un seul plateau avant de... 61 dents... Et avec une roue de 28 pouces SVP... Sacré cuisses pour monter les 102 kg de la bête + les quelques grammes du Razz-Fazz... A part ça, Werner de Hammer m'a confirmé qu'il était toujours plus rapide en montée en Bent qu'en vélo droit... (généralement 2 à 3 pulsations de moins pour la même vitesse).

La course du dimanche s'est déroulée sous un ciel bleu sans nuages, par des températures caniculaires (34 degrés vers 13h00). Et personnellement, j'ai rapidement senti mon entraînement déficient, et mes 10 kg de trop... Résultats, je me suis tout bonnement fait mettre un tour par Werner de Hammer... Et il n'y en avait que 4... Dur pour le moral... J'ai quand même eu le plaisir de passer de bonne brochettes de vélos droit dans les longues lignes droites avec 10-15 km/h de mieux...

Après la course, Pasta Party, interview d'un journaliste (qui n'a pas servi à grand-chose malheureusement), discussion, rangement et retour à la maison pour tous... Et pour certains c'était bien loin (850 km pour le team M5, 300 km pour les Suisse-Allemands et Vincent Pfister, et 15 km en tandem dos à dos pour moi).

En dépit des couacs au niveau de la Tribune de Genève, je reste persuadé que ce week-end aura été une révélation pour plus d'un cycliste traditionnel. Bon nombre n'auraient jamais pensé que les vélos couchés puissent rouler plus vite qu'eux... Et ils étaient tout de même 400...

Alors, à l'année prochaine, ou une catégorie Futurebike (bent) avec coupes et prix sera mise sur pied, l'organisateur me l'a promis.

Salut à tous !