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| F.A.Q. |
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| Question: Les pointes arrières c'est efficace ? |
Réponse: Les pointes arrières c'est efficace ? Une pointe arrière est un carénage arrière qui se place sur un vélos couché à l'arrière du siège en forme de pointe aérodynamique. Elle élimine certaines turbulences à l'arrière du véhicule et donc permet de gagner un peu de vitesse pour la même puissance développée... En tous cas, c'est le but recherché... Car en fait, tout n'est pas aussi simple... Si une pointe est mal montée, et que de l'air rentre dedans, elle fera plutôt office de parachute, et la vitesse diminuera au lieu d'augmenter.
Par ailleurs il faut savoir que le gain de la pose d'une pointe arrière n'est souvent pas aussi spectaculaire qu'on veut bien le dire. En réalité, il faut bien comprendre certaines choses importantes avant de poser une pointe arrière.
1) Le gain de performances sera d'autant plus grand que le pilote est puissant. En effet, à 25-30 km/h, le gain sera quasi nul, alors qu'aux alentours de 45-50 km/h, le gain pourra être de plusieurs km/h dans certains cas.
2) Si l'on utilise son vélo principalement en montagne, le gain se transforme plutôt en perte, car en montée ça rajoute du poids, et en plus ça empêche souvent au dos de respirer, et donc on surchauffe plus. Et lors de descentes de col raides, de toutes façons, on va déjà souvent bien trop vite même sans pointe. En montagne, la pointe arrière est donc clairement handicapante.
3) La pointe est par contre un excellent moyen de rendre un vélo visible si on la peint dans des couleurs vives.
4) Plus la personne est légère, plus elle sera handicapée par le poids de la pointe (parfois de 3 ou 4 kg) et en particulier à chaque montée et à chaque accélération.
5) La pointe arrière peut aussi parfois servir de coffre à bagages
Les pointes ultra-enveloppantes : Certaines pointes comme celle des Birk ou des Razz-Fazz sont très enveloppantes et assez larges, et permettent en théorie d'éliminer plus de turbulences... Elles englobent entièrement la roue arrière. Cependant, elles ont une plus grande sensibilité au vent latéral, ce qui rend le vélo moins sûr dans ces conditions, et d'autre part, le vélo est tout simplement ralenti. Puisque ainsi, comme avec les roues lenticulaires, en conditions de vent latéral, la surface frontale augmente... Et le fait d'englober ainsi la roue arrière engendre aussi souvent un problème pour gonfler les pneus, pour avoir accès aux rayons, ou pour régler le dérailleurs.
En résumé, personnellement, j'étais assez tenté par adapter une pointe Razz-Fazz ou la toute nouvelle pointe du Cobra low-racer étudiée en soufflerie sur mon M5 Low-racer. Mais j'y ai renoncé finalement, car le gain potentiel n'était que très faible par rapport à la pointe standard M5 (excellente et légère). Selon Thomas Schott avec qui j'avais discuté, il estimait qu'à 50 km/h, il devait y avoir un gain possible de 0.5 km/h avec la pointe Razz-Fazz par rapport à la pointe M5. Ce qui était, selon lui beaucoup… Mais selon moi pas bien spectaculaire…
Ma conclusion personnelle : la pointe arrière idéale varie selon la personne qui pilote le vélo et son utilisation. Le mieux serait de faire cette pointe sur mesure et de l'améliorer pas à pas en modelant sa forme, et en contrôlant l'efficacité avec un appareil de mesure de puissance, ou plus simplement en collant beaucoup de petits brins de laine sur la pointe, et en filmant le vélo depuis un autre véhicule en faisant des plans sur les brin de laine. Si la forme est idéale, tous les brins de laine doivent pointer en direction de l'arrière. Ce qui signifie que pratiquement aucune turbulence n'est à déplorer. Ce qui sera pratiquement impossible.
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